Les cavalières de l'Apocalypse

Sabrina Sow, Léa Dubois, Serge Lazar BE/FR

Premières
Danse, théâtre-physique & équestre
Chapelle
90'
14+
Textes FR, NL
Mise en scène de violences physiques et verbales
Nudité

L’incivilisation

L’Apocalypse nomme la fin d’un cycle. Elle a tant chargé la psyché occidentale que le terme est devenu synonyme de cataclysme, de fin du monde. Quatre grands tableaux se tissent tels une tenture démesurée extraite du sang, du feu, de l’humus et des lames.

Il y a des cris et des caresses, des courses. Il y a deux chevaux et trois personnages à la lisière de l’humanité. Une femme noire, souvent à cheval, brouille les pistes : est-elle la cavalière ou est-elle en cavale ? Quelle est cette intimité qu’elle partage avec les bêtes, connaît-elle les codes ou les invente-t-elle au fur et à mesure ?

Une femme blanche, élancée et blonde, incarne l’univers du Cyborg de Donna Haraway, elle est à la fois parfaite et répugnante, lisse, conflictuelle et agressive, elle semble être le remède et la maladie. Je préfère être cyborg que déesse dit-elle.

Un peu en marge, dans un fauteuil élimé, trône un démiurge fatigué et simiesque. Il arbore la calvitie et le ventre à bière de certains laissés-pour-compte, il observe, commente, se gausse voire jette des cannettes sur la scène. Il est leur dieu fatigué, moribond.

Et cela commence.

Sabrina Sow est belge, dramaturge, poétesse et cavalière, neuropsychologue de formation. Elle a créé sa compagnie Equinoctis à Bruxelles en 2006, avant de s’installer en France en 2013. Après Salopette (2015) et Dresse-toi (2018) qui comparaient les femmes et les chevaux, Espèces d’Espaces (2021) qui interrogeait notre rapport au temps, à l’espace et à l’animalité, l’artiste amène ses chevaux sur le plateau du théâtre avec La Bête et l’Animale (2024). Une fable éco-féministe, qui raconte l’histoire d’une femme noire choisissant de devenir un(e) animal(e).

Léa Dubois est belge, danseuse formée à l’École Royale du Ballet d’Anvers. Elle a dansé, entre autres, pour Anne Teresa de Keersmaeker, Wim Vandekeybus, Laura Bachmann. Elle a créé son solo Le goût du drame aux Halles de Schaerbeek en 2024 : une course à la joie, mélange de dépassement de soi et d’abandon au simple plaisir de danser.

Serge Lazar est belge, acteur et porteur au cadre aérien, issu de l’École de cirque de Bruxelles. Il fut interprète entre autres pour Feria Musica, Christophe Huysman, Rasposo. Interprète toujours aujourd’hui pour le cirque Inextremiste, il est co-auteur de Sway (2008), spectacle culte de sa compagnie Les mains sales, et de O let me weep en 2018, dont un extrait fut présenté au Théâtre National Wallonie-Bruxelles la même année.

Représentations

mer. 16 Déc. 2026
20:00
jeu. 17 Déc. 2026
20:00
ven. 18 Déc. 2026
20:00
sam. 19 Déc. 2026
19:00

Conception, Interprétation Sabrina Sow, Léa Dubois, Serge Lazar
Sur une proposition de Charles Vairet

Production déléguée Equinoctis
Coproduction Les Brigittines
Avec le soutien de Mairie de Bergesseri (FR) ; 
La Roseraie - Espace Cré-Action, Saint-Gilles

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© Sophie Delecaut